Eglantine le CoZ aka Dorothy-Shoes
Eglantine a commencé sa carrière comme comédienne. Mais c’est avant tout la scénographie qui l’intéressait. Alors changement de décor, Eglantine laisse place à Dorothy. La photographie devient son nouvel outil d’expression. Des images magnifiques bercées de mélancolie et de poésie à voir au vernissage de sa nouvelle exposition le lundi 10 Mars à la Galerie du Lucernaire à Paris.
L’INTERVIEW AMPOULE
Tu collectionnes les ampoules hors d’usage, une drôle de collection sûrement pas par hasard. C’est parti pour le portrait ampoule.
Que signifie cet objet pour toi ?
C’est vrai qu’il y a des vases rempli d’ampoule à la maison (rires). L’ampoule est une source de lumière qui m’accompagne souvent car je suis quelqu’un qui vit surtout la nuit. C’est un petit peu comme une veilleuse qui reste constamment près de moi. Même pendant ma formation de comédienne l’ampoule était présente sur scène. Au théâtre on l’appelle la servante. Elle reste allumée dans les coulisses comme un fils de lumière qui sert de repère.
Qu’est-ce que tu veux éclairer ?
Dans mes photos je parle de l’Humain en général. Ce qui m’intéresse c’est la brèche entre l’enfant et l’adulte, c’est-à-dire la ligne entre l’illusion de l’enfant et la désillusion de l’adulte. C’est ce qui rend mon travail à la fois sombre et naïf, mais une naïveté pas forcément enfantine. Ce que je veux montrer c’est que les illusions de chacun sont au fur et à mesure détruites par la vie et le quotidien. Pour ça je parle souvent de solitude et de mélancolie. Et c’est ce mélange là qui plaît et qui fait échos à la sensibilité de chacun.
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